Les outre-mondes du cinéaste Tod Browning

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    « Freaks, la monstrueuse parade » (1932), de Tod Browning.

    Il fut, pour l’écran, l’un des plus grands peintres du bizarre et de l’étrange, familier des limbes et des marécages, de ces marges brumeuses où les contours de l’humain se confondent avec les déformations hideuses de l’inhumain. Il fut l’auteur de Freaks, la monstrueuse parade (1932), film maudit à la postérité considérable et sans doute l’une des charges les plus virulentes jamais portées contre la normativité physique et morale du spectacle hollywoodien. L’indispensable Tod Browning (1880-1962), figure fascinante et insaisissable du cinéma américain, revient planter son chapiteau macabre et inquiétant, peuplé de masques grotesques et de violentes passions, dans les salles de la Cinémathèque française, qui lui consacre une rétrospective, jusqu’au 4 mars.

    Né à Louisville, dans le Kentucky, Tod Browning est tombé très tôt dans l’orbite d’un outre-monde mystérieux et nomade : celui du cirque qui passait régulièrement dans sa ville et pour lequel, à 18 ans, il quitte sa famille et devient saltimbanque. Il officie alors autant à l’extérieur qu’à l’intérieur du chapiteau, servant de bateleur pour des exhibitions en tous genres, puis montant sur scène pour exécuter des numéros de magie, de contorsionnisme, de music-hall.

    C’est sur une scène de Broadway, en 1913, que Browning est repéré par le monde du cinéma

    L’univers bigarré du cirque, son désordre et sa promiscuité, ses artifices et sa monstruosité, nourriront durablement l’imaginaire de ses films les plus célèbres, dont Le Club des trois (1925), L’Inconnu (1927) et Freaks.

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    C’est sur une scène de Broadway, en 1913, que Browning est repéré par le monde du cinéma. Il fait ses débuts dans l’équipe de David W. Griffith, fondateur du langage classique, en tant qu’acteur burlesque, puis comme réalisateur. Browning enchaîne les films courts, avant d’accompagner la transition générale du cinéma vers la durée du long-métrage. Ses premiers succès publics (La…

    Les outre-mondes du cinéaste Tod Browning

    La Cinémathèque française, à Paris, consacre une rétrospective au réalisateur de ” Freaks “, jusqu’au 4 mars. Il fut, pour l’écran, l’un des plus grands peintres du bizarre et de l’étrange, familier des limbes et des marécages, de ces marges brumeuses où les contours de l’humain se confondent avec les déformations hideuses de l’inhumain.

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